bus-essais 1
Je n’arrive plus à écrire, mais mon cerveau est toujours plein de symptômes qui y appellent. Je me suis donc mise à écrire, comme je peux (assise, debout, secouée) sur mon petit smartphone dans le bus. Voici quelques petits essais.
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La nuit est chaude. Je sens le poisson. Je me sens un peu triste et en colère. Comme souvent autrefois, les soirées où les autres se détendent, boivent, rencontrent d’autres autres et bavardent ensemble et rigolent bêtement. V. m’a parfois pris la main, C. m’a une fois serrée dans ses bras, alors que je sanglotais compulsivement. Mais je ne sais pas, ils ne le savent pas non plus, ce qui me rend malade dans le spectacle absurde de la vie sociale.
O. va devenir père. Q. aussi. Est-ce que c’est si loin ? Il faisait lourd aussi cet été là, on avait dormi tous ensemble une nuit, V., O., J., Q. et moi, dans le clic clac qui me servait de lit. On avait dormi aussi chez Q. en alternance, dans sa mansarde où on étouffait, avec du verre brisé sur le sol le matin, sur la pelouse devant les Beaux-Arts, puis ailleurs, je ne sais plus trop comment, où et pourquoi. Dans les ronflements à gorges déployées, entassés, ivres. On était fous et désespérés, c’est ce qui nous liait. Et ces deux là étaient les pires de nous tous.
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- Publié:
- juillet 30, 2010 / 7:26
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